vendredi 30 janvier 2026

Claude Louis Bastin dit « Claudy » Bastin

Claude Louis Bastin dit « Claudy » Bastin 


Claudy - Foire artisanale Courcelles 2014 - Photo de l'auteur

C’est avec une certaine émotion car, connaissant Claude Louis Bastin « depuis tout gamin » que, je vais essayer de vous narrer son parcours de vie d’homme que sa pratique appelait "Claudy"

Figure courcelloise très connue des anciens, Claudy a fait partie jusqu’à sa mort du paysage économique et culturel courcellois.

Ce farouche « courcelgnan » a poussé ses premiers cris le mercredi 28 mai 1941 à la Maternité Reine Astrid à Charleroi.

Claudy était le fils d’Anne-Marie Jacobs (1) et de René Bastin (2). Ses parents unirent leurs destinées à Courcelles le 26 novembre 1938.

Anne-Marie Jacobs et Claudy - Archives Famille Bastin©

René Bastin à l'âge de 68 ans (1985) - Archives Famille Bastin©

Une hérésie pour Pa Bastin (3) dit El Catula car, Anne Marie Jacobs était fille de flamands, certes établis à Courcelles, mais,… . Et, pour Pa Bastin, un travailleur flamand équivalait à la mise au chômage d’un travailleur wallon.

Pa Bastin ne montra jamais aucun signe d’affection envers son petit-fils Claudy, « èl djoûne dèl flamindje » (le fils de la flamande). Pourtant, le petit Claudy n‘aurait jamais osé passer outre de l’impasse « ô fond dèl coumèn » à la rue Hubert Bayet pour le saluer. Surtout si, son grand-père était sur le pas de sa porte fumant sa grosse pipe d’écume.

Pa Bastin dit  "El Catula" et un plan de tabac - Archives Famille Bastin©

Qui plus est, Claudy faisait pour lui de menues courses dans les commerces du Trieu. Malgré l’attitude de son grand-père paternel à son égard, Claudy le respectait car : « … pour moi, il incarnait le chef de clan, le Patriarche ». Aux yeux de Claudy, il était également un homme courageux qui avait su combattre et défendre ses convictions et prendre le parti de des camarades.

Par contre, Claudy conserva un excellent souvenir de son « pépère Jacob’ » qu’il ne connut réellement que les 6 dernières années de sa vie et qui le prenait souvent sur ses genoux ou, l’emmenait au jardin et au pigeonnier. Lors des séances « pigeonnier », son pépère l’initiait à la colombophilie dans un jargon « flamingo-wallon ".

Joseph Denis Jacobs (Pépère Jacobs) - Archives Famille Bastin©

Et, que dire de sa « mémère Matil’ » ? Une sainte assurément car, pour Claudy, elle n’a aucun défaut, … c’est sa « mémère ». Il écrira d’ailleurs à son propos : « Ma grand-mère, ma « mémère Matil’ » était pour moi bien plus qu’une grand-mère, c’était la bonté, la douceur, la sagesse, la patience, celle qui toujours pleine d’attention, me protégeait, me soignait, celle qui malgré les restrictions et pénuries que la guerre et l’après-guerre imposaient parvenait toujours, grâce à une imagination débordante a acquise par des années de vaches maigres, à me confectionner l’habit manquant ou à rajeunir, en me susurrant à l’oreille « vos s’rès co pus bia qu’vos coumarâdes ».

C’est elle qui s’occupait de lui quand, il rentrait de l’école : lui préparait un « quatre heures », lui faisait faire ses devoirs, …

Mathildis Laureys (Mémère Matil) - Archives Famille Bastin©

Claudy sera toujours redevable à sa grand-mère maternelle de lui avoir « inculqué les principes et obligations essentielles qui régissent la vie ». « Mémère Matil’ » et Claudy communiquaient entre eux en patois malinois. Patois que Claudy comprenait et parla couramment jusqu’à l’âge de 12 ans.

Claudy à 2 ans - Archives Famille Bastin©

A la décharge de sa maman, Claudy écrira : « Rien ne peut remplacer l’amour qu’un enfant est en droit d’exiger de sa maman, mais la mienne, qui travaillait 6 jours sur 7, aux Émailleries de Thiméon, ne pouvait hélas me consacrer que quelques moments bénis, le soir et le dimanche après avoir terminé ses tâches et ses corvées ».

Quand à sa grand-mère paternelle Alphonsine, Claudy ne se souvient pas l’avoir connue. C’est elle qui avait confectionné le drapeau de la section courcelloise du Parti Communiste de Belgique.

Le plus ancien souvenir d’enfance de Claudy date de l’école maternelle de son quartier de Wartonlieu et avait pour nom Madame Vilain, sa maîtresse d’école.


Petite communale école de la rue Durlet - Classe de Mme Vilain, la flèche désigne Claudy - Archives Famille Bastin©


Mais de bons souvenirs, Claudy en a collationné une généreuse moisson. Néanmoins, les meilleurs datent pour la plupart de son enfance et de son adolescence.

Et pourtant, Claudy est né pendant la guerre de 40. Mais, comme il le disait si bien : « l’enfant que j’étais, ne se rendait pas compte des difficultés de la vie sous et après l’Occupation. Par exemple, je ne savais pas ce qu’était le beurre, je ne connaissais pas le goût du beurre. Mes parents ne pouvaient se permettre que l’achat de margarine. Bien plus tard, ma mère m’a fait une tartine avec du vrai beurre. Cette grande première ne m’a pas convaincu et j’ai demandé à ma mère que la prochaine tartine soit tartinée avec du bon beurre. C’est-à-dire le seul «beurre » » que je connaissais depuis ma prime enfance : la margarine. »

Enfant, le petit Claude, ainsi que d’autres enfants du quartier, est toujours à l’affût d’un moyen pour gagner « un petit sou »pour s’acheter des bricoles : bonbons, petits jouets,… . Pour ce faire, il ramasse des «mitrailles», des vieilles étoffes qu’il revend au » mârtchand d’lokes » qui achète du « fiêr et des lokes ».

Il va également glaner du charbon au terril et rend de menus services contre rétribution aux habitants du quartier.

Il fait également partie d’une bande de maraudeurs qui écument les jardins et vergers du quartier pour y récolter des fruits. En été, quand c’est la saison des récoltes, la bande va à travers champs ramasser des paumes de céréales et les pommes de terre laissées sur les champs par les fermiers. En automne, c’est au tour des betteraves sucrières.

Le lundi 14 juillet 1945, la cigogne est de retour dans la famille Bastin et dépose le petit René Bastin chez ses grands-parents maternels au n° 38 de la rue Wartonlieu.

René Bastin junior - Archives Famille Bastin©

Claudy écrira à son sujet : "Dès notre déménagement à la rue Basse, ... et malgré mon jeune âge..., je suis devenu très vite sa nounou, avec tous les désavantages que cela pouvait comporter face à ce "chufèrlu", adorable (quelques fois), mais combien arsouille et têtu et qui essayait, vu l'absence des parents, à m'imposer sa loi (souvent par la force!).

Après l’école primaire (École du Trieu), Claude suit les cours d'ajustage à l’Université du Travail à Charleroi. Mais, à quatorze ans , fini l’école. Il entre comme « gamin» aux «Ateliers de la Chaussée » à Pont-à-Celles . Là, il est remarqué pour ses compétence en dessin industriel et monte rapidement en grade en devenant"repiqueur" (aide-traceur).

Grâce à cela, il sera engagé aux "Ateliers du Braibant" et touchera 3 francs de l'heure de plus. Il y travaillera en qualité d’aide-traceur jusqu'à la fermeture de l'établissement en 1957. Le soir, Claudy fréquente l’École industrielle de Courcelles et suit les cours de dessinateur et d'électromécanicien. Malheureusement, il devra abandonné les cours du soir avant la fin de la 3ème année. En effet, après la fermeture des "Ateliers du Braibant", Claudy travaillera comme manœuvre pour son père et souvent, ils rentrent trop tard du boulot.  Ce qui empêche Claudy d'arriver à l'heure pour débuter les cours.

Parallèlement, Claudy se lance dans la réhabilitation et  négoce de pneus à la rue Durlet surtout le samedi et le dimanche. C'est son père qui lui avait installé son atelier. Mon entrepreneur de père  avait toujours été reconnaissant envers Claudy qui, à cette époque,  lui avait fait crédit pour l'achat de pneus réchappés pour son camion nouvellement acheter.

Claudy était également sportif et faisait du culturisme depuis l'âge de 15 ans selon la célèbre « Méthode Duranton ». Notre jeune courcellois pensait même à concourir pour le titre de champion du Hainaut de Culturisme. Seulement, un accident de la circulation l’en empêchera et l’exemptera du service militaire à son grand regret. En effet, il eut le pied gauche écrasé suite à un accident de la circulation.



Claudy en pleine préparation physique - Archives Famille Bastin©



Suite à cela,  Claudy sera obligé d'arrêter son activité qui était pourtant prospère. Sa convalescence et sa rééducation dureront presque un an.

Après son rétablissement, Claudy devient marchand de bière grâce au capital alloué par l'assurance en dommages et intérêts pour son accident. Nous sommes en 1960. Il est négociant pour la brasserie « Roman », qui brasse de la bière et fabrique des limonades dont une à base de cola assez décevante… à mon goût.

Entrepôt à la rue Wilmus, n° 41©

Publicité parue dans "La Petite Lanterne"

C'est à cette époque que Claudy fait la connaissance  d'une jeune italienne qui sera son âme sœur jusqu'à la fin de sa vie : Liliana De Angelis née à Brescia, le 14 juin 1942. Ils habitaient tous deux à la rue Basse et se connaissaient donc. Un jour, Claudy se décidera à l'inviter à aller prendre un verre "chez Bobonne", actuellement "Le Napoléon".

Liliane dans les années 60 - Archives Famille Bastin©


Liliane et Claudy se marièrent « pour le meilleur et pour le pire » à Courcelles, le samedi 13 janvier 1962. Le mardi 4 juin 1963, Liliane donnera naissance à un petit garçon prénommé Thierry. Et, deux ans plus tard presque jour pour jour, Liliane met au monde une petite fille prénommée Pascale. Nous sommes le dimanche 6 juin 1965.

Anne-Marie Jacobs et ses petits-enfants - Archives Famille Bastin©


Après 15 ans de « brasseur », son pied Claudy se rappelle à son bon souvenir et Claudy doit changer de métier. Le monde brassicole et ses produits n’ayant plus beaucoup de secrets pour lui, il ouvrira, aidé par son épouse Liliane, une des premières brasseries  thématiques : "Au Vieux Courcelles" face à l'église du Petit-Courcelles. Ce fut un succès grâce à la décoration réalisée à partir de vues anciennes de Courcelles.

Le "Vieux Courcelles" - Source inconnue

Ensuite, Liliane et lui reprennent le magasin Niltex", un commerce de textile,  rue Général De Gaulle. Mais, un incendie ravagera le magasin. Les époux Bastin ont tout perdu. Alors, ils reprennent le café "Le Métropole". Ensuite, ils reprendront le "Mouton blanc".  

Début des années 80, ils ouvriront  la taverne « La Posterie ». On y servait une petite restauration et on y organisait une animation musicale le week-end. Le « Big Jim’s Raghtime » s’y produira et y sera enregistré en « live ». Des artistes courcellois et des environs y exposeront. Notre ami Claudy fera également brasser une bière spéciale par la Brasserie Dupont : "La Gaillarde ».

Il est bon de signaler que Claudy est très habile de ses dix doigts. A chaque fois qu'il ouvre un café, il fait lui-même les travaux d'aménagement. Notamment, c'est lui qui réalisa le bar de la taverne "La Posterie" avec des briques du café "Le Chasteler" qui avait brûlé quelques temps auparavant. 

Ne négligeons pas non plus l'aide apportée par Liliane, son épouse aux affaires de son mari. C'est elle qui est aux fourneaux pour la partie restauration et qui l'aide également derrière le bar.

Pour la petite histoire, le Centre culturel venait de s’installer dans les bâtiments de l’ancien relais de poste courcellois sous l’appellation de Centre culturel « La Posterie ». Claude mettant à la disposition des artistes courcellois ses cimaises et proposant des animations musicales, il y eut souvent confusions entre les deux lieux. Si bien qu’Ernest Glinne, Député européen et Échevin de la Culture, en prit « ombrage » et lui demanda à plusieurs reprises de bien vouloir changer le nom de son établissement. Et, à chaque fois, Claudy refusa.

Pour la petite histoire, le Centre culturel venait de s’installer dans les bâtiments de l’ancien relais de poste courcellois sous l’appellation de Centre culturel « La Posterie ». Claude mettant à la disposition des artistes courcellois ses cimaises et proposant des animations musicales, il y eut souvent confusion entre les deux lieux. Si bien qu’Ernest Glinne, Député européen et Échevin de la Culture, en prit « ombrage » et lui demanda à plusieurs reprises de bien vouloir changer le nom de son établissement. Et, à chaque fois, Claudy refusa. Cependant, les deux hommes resteront en bons termes.

Entre autres artistes, les peintres suivant exposeront à  la taverne-restaurant "La Posterie ": le gouytois Marcel Dechamps, le trazegnien Jim Herman, le courcellois Waljé, …

En 1987, Claudy et Liliane décidèrent de partir s'installer au soleil avec l'intention d'ouvrir un négoce proposant des bières belges à la population locale. Leur choix se porte vers l'Andalousie. Mais, les choses ne se passèrent pas comme prévu.

En effet, notre couple a acheté un terrain dans le but d'y faire construire des locaux pour leur négoce. Mais, les choses ont changé en Espagne et il faut maintenant des permis de bâtir, ... Un véritable parcours du combattant surtout pour des ressortissants étrangers.

Après quatre ans, le couple jette l'éponge et décide de rentrer en Belgique au grand soulagement de Liliane contente de retrouver ses enfants.

Rentrés en Belgique, Claudy et Liliane s'installèrent à Trazegnies et ouvrirent un commerce de fruits et légumes. A la fin de sa vie professionnelle, Claudy vendit même des châssis. Notre entreprenant courcellois cessera ses activités professionnelles en 1999.

Dynamique et d'un naturel sociable, Claudy s'est beaucoup investi dans la vie culturelle et locale de Courcelles. Il fit partie de plusieurs comités de fêtes et d'associations de commerçants :

Membre actif du Comité des Fêtes de Courcelles-Glacerie,

Membre actif et Président du Comité des Fêtes communales de Courcelles-Trieu,

Président du Comité de Jumelage Courcelles-Guéméné,

Cofondateur en 1970 de l'Association des Commerçants et Indépendants courcellois,

Membre actif et Président des Commerçants du Trieu.

Une petite anecdote concernant le Comité de Jumelage du temps de la présidence de Claudy. A l'occasion d’une rencontre entre habitants courcellois et guéménois, il fut fait demandé à la population courcelloise d’accueillir une délégation d’écossaise. Plusieurs familles courcelloises donnèrent leur accord. Pour l’occasion, certaines d’entre elles rafraîchirent leurs intérieurs en l’ honneur de la délégation écossaise.


La "délégation écossaise" – Archives Famille Bastin

Le jour J, un comité d’accueil se rendit à la gare de Luttre afin de prendre en charge la délégation écossaise. Quel ne fut pas son étonnement quand, il s’aperçut que la dite délégation était, en fait, composée de membres du Comité de Jumelage courcellois déguisés. Certaines familles courcelloises trouvèrent la farce saumâtre.

Claudy était tellement engagé dans la vie locale qu’il incita même ses enfants à y participer. C’est ainsi que son fils Thierry se retrouva à faire le gille (Société « Vrais Amis Courcellois ») et sa fille Pascale devint majorette. Si, Thierry est toujours dans l’univers carnavalesque en tant que musicien, Pascale a rapidement quitté l’uniforme de majorette car, elle détestait ça.

Au sein des associations de commerçants courcellois, Claudy fit parfois preuve

d’activisme. Par exemple à l’occasion de l’ouverture du magasin GB du Trieu où, Claudy et quelques autres commerçants lâchèrent des souris dans l’établissement en signe de protestation quant à l’implantation de grandes surfaces à Courcelles.

Fin des années 60, la commune de Courcelles décida de démolir les anciennes écoles communales du Trieu pour en construire une neuve. Cela suscita un tollé de la part de plusieurs commerçants de la Place. C’est ainsi qu’Émile Trempont, Maurice Gantois, Jean Duvivier, Richard Deweerd, Fernand Romain et Claudy élaborent un projet de rénovation de la Place du Trieu avec maintien des anciennes écoles communales et le proposèrent au Collège communal de l’époque qui refusa le projet.

Politiquement, c'est tout naturellement que Claudy s'inscrivit au PRL (MR) en 1975.

En effet, à l'instar de nombreux travailleurs indépendants, il estimait que ce parti défendait ses intérêts professionnels. Mais, le Parti libéral va le décevoir et Claudy le fera savoir notamment dans le petit journal publicitaire "Tan Que Vive". Et pour les élections communales du 8 octobre 2006 , Claudy mit sur pied une liste électorale dissidente appelée "Alternative Libérale Courcelloise " (A.L.C.) dont, il est tête de liste. En représailles, il sera exclu du M.R.

Après avoir pris sa retraite, Claudy se pencha sur ses racines, nos racines.

C’est pourquoi, il se lanca dans la défense du wallon et participa avec le C.H.A.D.W.E. aux campagnes pour la promotion du wallon à l’école. Parallèlement, Claudy effectua des recherches et rassembla des documents concernant l’histoire de Courcelles.

Membre de l’Association littéraire wallonne de Charleroi, il publiera quelques textes dans leur revue « El Bourdon d’Chalerwet » de 2003 à 2005. Année où, il semble être tombé en disgrâce.

En 2005[sic], il crée avec le Docteur Louis Marcelle l’association de fait dénommée « Patrimoine culturel wallon du Val du Piéton ». Afin de se faire connaître, l’association participe à de nombreuses fancy-fairs. Lors des réunions de l’association Madame Nelly Degroot lisait des textes en wallon.  Claudy publiait des textes en wallon dans le toutes-boîtes « Tan Que Vive » de Trazegnies sous le titre « Mech’nadje » : istwères, quéntes, guèdins ded d’cî ».

Début 2006, le premier livre de Claudy est publié chez « Noir Dessin Production ». Il s’agit du « Dico officiel des jurons du Pays de Charleroi ». Au départ, Claudy avait présenté à l’éditeur liégeois son « Encyclopédie des expressions wallonnes usitées dans l’Ouest-Wallon ». Mais, ce dernier jugea l'ouvrage peu rentable.

C’est ainsi qu’après discussion, il fut convenu de limiter le livre aux injures, insultes et expressions populaires paillardes. La part d’éventuels bénéfices générés par la vente de l’ouvrage devant revenir à Claudy devaient servir à une future édition de l’encyclopédie. L’initiative ne plut pas à tout le monde.

En effet, dans un article intitulé «Une bible des jurons en wallon du « bôrd dè Sambe » paru dans la rubrique « Diagonale » du journal «Le Soir», les auteurs signalent que Pierre Arcq, directeur d’« El Mojo des Walons » ) à Charleroi ne voit pas d’un bon œil la parution de l’ouvrage car, « c’est la pire des choses qui pouvait arriver à une langue en déficit d'image. Dans l'esprit de beaucoup de gens qui ne le connaissent pas ou trop peu, le wallon est grossier. Il est dommage d'aller justement offrir de lui cette vision caricaturale ! C'est niveler notre culture et notre littérature par le bas ».

Collection de l'auteur

Mais, les auteurs de l’article, qui ont été conquis par l’ouvrage, font fis de cette remarque. En effet, ils écrivent qu’à la lecture de quelques pages, prises au hasard, contredit les dires de Pierre Arcq. Une séance de dédicaces de l’ouvrage eut lieu (ironie du sort) au GB de Jumet (anciennement Priba 2000).

Cependant, cet ouvrage desservira grandement notre ami Claudy quand, il cherchera une aide financière pour l’édition de son encyclopédie wallonne qu’il dut édité à compte d’auteur. Mais, cela n’empêchera pas son passage dans l’émission de la RTBF « Wallons, nous » pour parler de son ouvrage.

Le 20 décembre 2008, Claudy finalisa « Traces et mémoire » retraçant la vie des familles Bastin et De Angelis ainsi que son parcours de vie personnel. Cette petite plaquette était écrite à l’intention de ses enfants et petits-enfants.

Enfin en 2010, Claudy publie son « Encyclopédie des expressions wallonnes... ».

Quelques temps après, sa production livresque va s’emballer…

2012 / Parution de « Wartonlieu » et de « Bières, Brasseûs, Brassènes »

2013 / Parution de « Fosses èt foss’tîs » et du « Dictionnaire français-wallon de l’Ouest-

Carolo»

2014 / Parution  de «Commémoration du centième anniversaire de la mort du soldat

français Jean Friot

2015 / Parution de «  Brûtadjes » = « Bruissements »

2016 / Parution de « Églises, temples et chapelles » et de «Recueil biographique de nos

scryeûs wallons de l’Entité de Courcelles »

2018 / Parution de « Courcelles et ses 4 villages en images »

En 2013, Claudy fait campagne pour honorer la mémoire d’un ancien mineur devenu sénateur, le socialiste Joseph Vanderick en plaçant une plaque commémorative à l’endroit qui l’a vu naître. C’est à dire au n° 149 de la rue qui porte son nom. Ce fut chose faite le 23 mai 2013 en présence d’une délégation du Collège communal de Courcelles et d’une amicale de de mineurs.

Le même jour, Claudy présenta son livre « Fossès et Foss’tîs au Centre culturel de Courcelles devant un public venu en nombre. Pour l’occasion, une exposition sur la mine et les mineurs se tint du 25 au 31 mai.

A un moment donné, Claudy se dit qu’il manquait un cercle d’histoire à Courcelles. Il en parle autour de lui afin de former une équipe. Au début, trois personnes répondent à son appel et se réunissent début octobre 2014 pour former les bases d’un cercle d’histoire. Le 11 décembre 2014, un courrier est envoyé à l’Administration communale pour l’informer qu’un cercle d’histoire est né dont, le président se nomme Claude Louis Bastin.

Leur premier bulletin sera présenté à la « Maison de la Laïcité » de Souvret en novembre 2015 en présence de nombreuses personnes. Mais, c’est le 11 mai 2016 que naquit juridiquement le « Cercle d'histoire de l'Entité de Courcelles» ses statuts au Moniteur belge.

En mars 2016, Claudy créa « L’Escole du Wallon » et organisa des cours (tables) de wallon. Les cours se tenaient tous les 3ème samedis du mois en matinée à la « Maison de la Laïcité » de Souvret. Un dizaine de personnes y assistaient dont, Madame Monique Cambier, veuve du metteur en scène ex-souvrétois René Rapin (5) Les cours étaient gratuits.

Avant de terminer cet article, revenons un instant sur la personnalité de Claude Louis Bastin. Claudy était un homme gentil, travailleur, très aimable et très sociable. Mais, il « n’avait de porte derrière » et quand quelque chose lui déplaisait, il le faisait savoir haut et fort. Ce qui n’était pas toujours du goût de certains et, cela lui valut quelques inimitiés. Claudy était un père sévère mais, aimant et juste. Il ne tolérait pas que l’on manque de respect à Liliane son épouse. Il était aussi un homme de traditions et aimant son « tayon ».

Mais malgré son amour pour sa commune, il aimait voyager. A la question : quel est ton meilleur souvenir avec Claudy ? Liliane a répondu : « Il y en a eu beaucoup mais, le meilleur restera notre voyage en Thaïlande. A la même question, sa fille Pascale a répondu : LUI. Car, je l’aimais, je l’admirais, il était mon Dieu.

Quant à Thierry, il se souvient d’un jour de ducasse sur la Place du Trieu où, il avait demandé à son père un peu d’argent de poche pour aller sur les manèges. Légèrement éméché, Claudy lui donna la somme de 2 000 francs belges (49,60€). Cela faisait beaucoup d’argent et Thierry rendit les sous le lendemain à son père, qui fut tout étonné d’avoir été aussi généreux. Et, ses enfants lui seront éternellement reconnaissants pour l’éducation et l’amour qu’il leur a donné et, les choses qu’il leur a appris.

Son amour pour le Wallon et pour le passé de sa commune, étendu à l’ensemble de l’Entité de Courcelles, l’a poussé à nous le faire partager en réalisant plusieurs ouvrages. Le moins que l’on puisse dire et écrire est que Claudy, contrairement à certains, avait dépassé l'esprit de clocher qui existe encore dans les communes de l'Entité de Courcelles.Nous pouvons lui en être reconnaissant.

Même, si certains ouvrages racontant la vie dans nos communes peuvent parfois laisser apparaître quelques approximations ou informations erronées, … ils ont le mérite d’exister et sont le fruit de longues recherches. Cependant, il est loisible à tout un chacun, après avoir lu les livres de Claudy, d’approfondir les sujets évoqués et d’apporter des corrections et ou de nouveaux éléments d’information s’il échet.

Claude Louis Bastin est décédé le lundi 8 octobre 2018 suite à un cancer foudroyant. Ses funérailles eurent lieu le samedi 13 octobre 2018.

Remerciements

Je tiens à remercier très chaleureusement la famille Bastin d’avoir partagé avec moi leurs souvenirs et de m’avoir permis d’accéder à des documents inédits. Et surtout, d’avoir du supporter pendant des heures le grand bavard qui est l’auteur de cet article. Pour terminer, je reconnais qu’il y avait certainement encore plein de choses à dire concernant Claudy mais, … une autre fois, peut-être ?

Notes

Notes

(1) Anna-Maria Jacobs, née à Berlaar, le 28/02/1915 et décédée à Overijse, le 12/01/1996. Ouvrière en émaillerie (Gosselies et Thiméon), elle avait commencé à travailler à l'âge de 13 ans aux "Ateliers Laurent" (flaconnerie) à Miaucourt

(2) René Bastin, né à Gelsenkirchen (Allemagne), le 26/12/1917 et décédé à Gosselies, le 22/11/1994. A commencer à travaillé comme "gamin" aux "Fonderies Léonard" à Courcelles. Après la 2ème guerre mondiale, il devint marchand de charbon et de mazout ainsi que transporteur.

(3) René Rapin : Montignies-sur-Sambre, le 26/03/1927 – Gosselies, 05/11/2007.

Il a été, entre autres, le metteur-en-scène de la troupe de théâtre de la Maison du

Peuple de Souvret « Le Lys rouge ». Les dernières années de sa vie, il a vécu à

Trazegnies. Il était un metteur-en-scène très réputé.

Sources biographiques

Entretiens avec Claudy, Liliane, Pascale et Thierry Bastin

Bastin, Claude Louis

Brûtadjes = Bruissements / ill. Madi

. - Trazegnies : chez l'auteur, 2015

. - 283 p. ; ill.

Recueil biographique de nos scryeûs wallons de l’Entité de Courcelles

. - Trazegnies : chez l’auteur, 2016

. - 213 p. : ill.

. - pp. 21-26 : ill.

Traces et mémoire

. - Trazegnies : chez l'auteur, 2008

. - 50 p. : ill.

. - Tiré en 20 exemplaires

Herin, Jean-Claude

« L’Escole du Wallon ! » de Claude Bastin

in « L’avenir »,

Dimanche 17/04/2016, p. 11 : photo

I.S

 

Jurons, mais alors en wallon!

In « La Dernière Heure »,

Mardi 25/04/2006

Lorent, Pascal et Albin, Didier

Une bible des jurons en wallon du « bôrd dè Sambe »

in «Le Soir »

21/04/2006, p. 10

M-JH.

Commémoration Joseph Vanderick

in « Ki,Kwa,Où »,

5e année, n° 47, 06/2016, p. : photo

Fossès èt Foss’tîs

in « Ki,Kwa,Où »,

5e année, n°47, 06/2016, p. : photo

Romain, Roger (RoRo)

https://romaincourcelles.wordpress.com

COURCELLES : élections communales : l'ALC, sale coup pour le Mr...

. - 03/08/2006

COURCELLES: Les choses pètent entre les libéraux courcellois: on fait les comptes AVANT les élections

. - 12/08/2006

COURCELLES: élections: Le site  de l’ ALC

. - 12/09/2006

COURCELLES : c’est en mémoire d’un vieux communiste courcellois, retracé par son petit-fils, Claudy BASTIN … Et c’est bien volontiers … !

Lorent, Pascal et Albin, Didier

Une bible des jurons en wallon du « bôrd dè Sambe »

in «Le »

21/04/2006, p. 10

Bibliographie

Bastin, Claude Louis

Bières, Brasseûs, Brassènes

. - Trazegnies : chez l’auteur, 2012

. - 239 p. : ill.

Brûtadjes = Bruissements / ill. Madi

. - Trazegnies : chez l'auteur, 2015

. - 283 p. ; ill.

Courcelles et ses 4 villages en images ; Gouy-lez-Piéton, Souvret,

Trazegnies et Courcelles

. - Trazegnies ; chez l'auteur, 2018

. -  591 p. : ill.

Commémoration du centiuème anniversaire de la mort du soldat français Jean Friot

.- Trazegnies : Chez l’auteur, 2014

. - 74 p. : ill.

Dico officiel des jurons du Pays de Charleroi : injures, insultes et expressions populaires paillardes

. - [Liège] : Noir Dessin Production, 2006

. - 192 p.

Dictionnaire français-wallon de l’Ouest-Carolo

. - Trazegnies : chez l’auteur, [2013]

. - 348 p. ; ill.

Encyclopédie des expressions wallonnes de Claude Bastin

. - Trazegnies : chez l’auteur, 2010

. - 381 p. : ill.

Recueil biographique de nos scryeûs wallons de l’Entité de Courcelles

. - Trazegnies : chez l’auteur, 2016

. - 213 p. : ill.

Wartonlieu, impérial fief de Hamal

. - Trazegnies : chez l'auteur, 2012

. - 229 p. : ill.

Auteur : ©Luc Heuchon

Reproduction partielle du texte autorisée à condition de citer la source. Pour les documents photographiques concernant la famille Bastin-De Angelis, la reproduction des photos est interdite sans l’autorisation de la famille Bastin-De Angelis,





Pascal Feyaerts


En ce mois de juillet 2018, l'actualité littéraire a rattrapé la sortie de cette notice biographique consacrée à mon ami Pascal Feyaerts. Quand vous lirez cet article, un nouveau recueil de poèmes de notre poète courcellois-trazegnien viendra de paraître aux Éditions du Coudrier :

QuintessenCiel / préface de Patrick Devaux ; 

illustrations de Michel Van Den Bogaerde

. -  Mont-Saint-Guibert : Éditions du Coudrier

Cet ouvrage est une déclaration d'amour filial, 

un livre sur le deuil, un livre sur le questionnement de la Vie après la Vie.

C'est une ode dédiée à une mère, une épouse aimante et attentive au bonheur simple des siens dont la Genèse est un accident : une chute sur le dos pendant une période qui se voulait festive, le coma et l’Incompréhension de sa famille devant le coup du Sort et toujours l'Espoir d'un mieux. Jusqu'au Jour fatidique... de 2017.

Pascal écrit quelques temps après le décès de sa maman : 

"Maman, 

Le monde s’est séparé de toi
Et pourtant je te sais guérie
Dans la jouvence d’un nouveau jour
Dans l’enseignement d’un nouvel espace
Et dans l’évanouissement du sang
Tandis que malades nous sommes
Du vide que tu as laissé.

Faudra-t-il que sereins nous avancions
Comme lentement on le ferait à tâtons
Alors que tout en nous nous invite à pleurer ?
Combien de larmes peut donc contenir un nuage
Avant qu’il ne se mette à pleuvoir ?
Tu nous as laissé ta trace et ton lustre
Ta gentillesse et ta disponibilité
Rien de tout cela n’a trépassé
Même pas toi ni ton regard
Que je revois à l’instant
Comme un souvenir solide

De ne voir que ton ombre
Ne signifie pas que tu n’es plus là
L’envers du soleil est bien plus chaud
Pour une âme que pour un corps
Est-ce pour cela qu’il fait ici si froid
Et que tu nous tiens à distance
De peur que l’on ne se brûle ?

Que tu nous sembles lointaine
Et pourtant à la fois si proche
Encore hier je te tenais la main
Je partageais ton repas et ton vin
Nous bâtissions des églises
Pour y déposer nos peines
Et l’hyménée des rires
Laissait cela à distance

Même douloureuse la séparation n’est qu’illusoire
Et combien fier est le bateau qui comprend
La grandeur de son naufrage
Et aspire à la quiétude comme
A un lieu habitable et étanche

Le ciel a rajeuni depuis ton hiver
En une saison unique et rayonnante
La volupté et la promesse d’une vie augmentée
A pris la place de nos échanges
Et le bonheur qu’aucun être ne peut
Connaitre ici-bas t’est enfin délivré

L’univers n’attendait plus que toi pour
Exister un peu plus et un peu mieux encore
Amènes-y tout ton amour et le nôtre
Et qu’ils y scintillent ensemble
Éternellement

La mort de la maman de Pascal a laissé un grand vide dans le cœur de son époux et de ses enfants.OUI !!! Le cœur et non les cœurs... Un seul cœur, un cœur gros "comme ça" formé de plusieurs cœurs battant à l'unisson.

Venons en maintenant au vif du sujet de notre article : PASCAL FEYAERTS...

Pascal est né à La Hestre, le 18 janvier 1969.

Pascal Feyaerts dédicace - Photographie ©Jean-Marie Feyaerts

Il se définit comme suit : dynamique, motivé, précis et minutieux ayant le sens de l’organisation et des responsabilités. D’un esprit artistique et curieux. Nous ajouterons :  avec une propension métaphysique ...

Pascal Feyaerts a eu une jeunesse sportive et a pratiqué différents sports : arts martiaux et diverses disciplines faisant appel au maniement d’un ballon.

C’est suite à un emploi d’A.C.S. à la bibliothèque communale de Courcelles que cet assistant en pharmacie de formation est entré « en écriture » et a embrassé une carrière d’employé de bibliothèque. En effet, son premier poème « Le suicide du poète » a été composé en novembre 1993 après son passage dans notre bibliothèque. Ce texte a paru dans la revue « Quai des plumes », revue littéraire éditée par la S.N.C.B.

Pascal entame en 1993 des études d’éducateur spécialisé au C.S.E.A. de Roux mais, cela ne lui convient pas. Quelque chose lui souffle à l’oreille que la profession de bibliothécaire serait plus conforme à son esprit artiste, à sa soif de littérature et à son ouverture sur le monde. En 1995, il s’inscrit donc aux cours donnant accès au brevet à l’IPSMa à Marcinelle.

En 1996, il est engagé à mi-temps en qualité d’employé de bibliothèque par l’Administration communale de Fontaine-l’Évêque et continue à écrire. 

D’un esprit curieux, il s’essaie avec un certain bonheur au dessin et à la peinture. Musicien autodidacte, il a également composé plusieurs musiques.

Suite à l’avis éclairé de Carl Norac, il envoie plusieurs textes à l’écrivain Roger Foulon qui n’hésite pas à publier son poème « Carnaval » dans sa revue « Le Spantole » en 1995. D’autres suivront et Roger Foulon l’incite à proposer des textes à la revue « La Pensée wallonne » publiée à Mons. Cette revue publiera notamment « Il devint un grain de sable » en 1999.

En l’an 2000, Pascal se sent prêt à se lancer dans la rédaction d’un recueil de textes, recueil dans lequel , il « s’accouche » en auscultant le monde, rêvant aussi de ciel. Il propose « Claustrophobie ou les rues de Pandémonium » à plusieurs éditeurs.

Les éditions Acanthe lui donne sa chance. Notre romantique est comblé.

Collection Luc Heuchon

Outre ses fonctions à la bibliothèque locale de Fontaine, il est responsable des dépôts de Forchies-la-Marche  et de Leernes.

Dans le cadre de ses fonctions et du programme de discrimination positive, il s’est occupé de la bibliothèque scolaire de l’école communale des Bonniers de Forchies-la-Marche et s'est donné à fond dans diverses animations,

Le vendredi 22 décembre 2001, il est invité par Jacques Viesville, écrivain hennuyer bien connu, à son émission littéraire à la radio locale J 600 de Jumet « Poétiquement le vôtre » pour parler de son livre en passe d’être édité. A cette occasion, Pascal nous invite à pénétrer dans son univers et nous apprend être à la recherche depuis l’âge de douze ans de ce qui existe dans l’après vie.

Mais que sa quête de l’au-delà est métaphysique et non religieuse, située entre « désirance et errance ». Jacques Viesville croit discerner chez Pascal un besoin de solitude. Oui et non, répond notre jeune poète courcellois "car, si nous n'allons pas à la rencontre des autres, nous nous sclérosons." Et, si Pascal ne croit pas en la foi religieuse, il a foi en l’Homme et ce, malgré les errements de Celui-ci.

A l'époque de la parution de « Claustrophobie ou les chemins de Pandémonium », j'avais écrit : "Espérons de Claustrophobie ou les chemins de Pandémonium  sera suivi d’autres recueils nous permettant d’entrevoir un « paradis », loin des croyances absurdes où l’Homme ne sera plus un prédateur pour l’Homme et la Nature". Car, comme l’écrivit Pascal Feyaerts : « N’y a-t-il point de paradis sans idole et à quoi bon s’atteler à ne construire que des ruines ? »

Mon souhait concernant l'avenir littéraire de Pascal fut exaucé. Mais, l'Homme reste toujours un prédateur pour l'Être humain et la Nature.

En mars 2002 , Pascal participe à Namur murmure. Le samedi 12 octobre 2002, il est reçu avec Annick Solière,  au "Théâtre - poème" à Bruxelles pour parler de son recueil "Claustrophobie..." Par la suite, il suivit régulièrement les activités du Théâtre-poème et en devint un membre actif.





Flayer - Collection Luc Heuchon





En 2004, il propose des textes à Eric Dejaeger qui les publie dans la revue de poésie"Microbe" éditée à Pont-à-Celles.





Collection Luc Heuchon





Les 24 et 25 octobre 2005, Pascal et auteurs courcellois dédicacent à l'occasion de la Fureur de Lire organisée par la Bibliothèque communale de Courcelles.

Photographies : ©Luc Heuchon

En 2009, Pascal est mis à l'honneur. Il est reçu au Palais des Académies à Bruxelles car, il figure dans l'anthologie consacrée aux poètes nés après 1968 et édité aux Éditions du Taillis-Prés, maison d'édition de l'écrivain Yves Namur.

Palais des Académies

Photographies © Jean-Marie Feyaerts

A partir de 2010, la publication de recueils de poésie et autres s'enchaîne avec une moyenne d'un recueil tous les ans ou deux ans.

La présence de Pascal à différentes manifestations littéraires est de plus en plus sollicitée : Foires du Livre, lectures vivantes,...

C'est ainsi que j'ai eu le grand plaisir et l'honneur de l'accompagner à la Foire du Livre de Bruxelles en mars 2015.

Photographies © Jean-Marie Feyaerts

En 2010, Pascal croise le chemin de la jeune et talentueuse violoniste Marielle Vancamp via un forum. Heureuse rencontre, Marielle tombe sous le charme des textes que Pascal met en ligne sur le forum et les met en musique. Cela donne naissance à un joli spectacle poético-musical et à une démo en 2010. 

"Sur un nuage" est né.



Pascal Feyaerts et Marielle Vancamp - Photo Jean-Marie Feyaerts









Malheureusement, les occasions de le présenter sur scène seront rares. Retenons malgré tout la représentation donnée à la salle de "La Bouteillerie" à Fontaine-l’Évêque devant un public conquis. C'était le samedi 5 mai 2012 à l'initiative du Centre culturel de Fontaine-l’Évêque.

Marielle Vancamp en concert à La Bouteillerie - Photo ©Jean-Marie Feyaerts

En rappel, Marielle rechanta une petite merveille, la chanson "Petit Pierre" qui fit l'unanimité auprès du public. Très joli souvenir !  Un concert intimiste avec en apothéose la chanson Petit Pierre.

Et, il serait injuste d'oublier la représentation du spectacle qui fut donnée à Thirimont (Strée) par l'Asbl Maison Paroissiale de Strée le 23 mars 2013. A cette occasion, Pascal dédicaça ses deux derniers ouvrages.

L'année 2010 marque un tournant dans la production littéraire de Pascal. En effet, la publication de recueils de poésie et autres s'enchaîne dans une moyenne d'un recueil tous les ans ou tous les deux ans.

La présence de Pascal à différentes manifestations littéraires est de plus en plus sollicitée : Foires du Livre, lectures vivantes,...

C'est ainsi que j'ai eu le grand plaisir et l'honneur de l'accompagner à la Foire du Livre de Bruxelles le 20 février 2015.

Foire du Livre de Bruxelles 2015 - Photographie ©Jean-Marie Feyaerts

  Autres manifestations :

Jeudi 17 mai 2007 PONT-A-CELLES : Exposition de dessins avec "Art Gimiacus"

Photographie ©Jean-Marie Feyaerts

19-20 mai 2012 FONTAINE-L’ÉVÊQUE : Printemps des artistes

10 octobre 2013 CHARLEROI : 2ème Salon du Livre

16 novembre 2013 PONT-A-CELLES : Festival B.D. : Bulles d'Antiquité

24-01-2015 COURCELLES : Auteurs courcellois & Contemporains

Photographies ©Jean-Marie Feyaerts

Vendredi 5 février 2016 BRUXELLES : Foire du Livre - Lectures de textes par des comédiens et tirés du livre de Pascal "Le Miroir aux allumettes"

Samedi 6 février 2016 BRUXELLES : Foire du Livre - Dédicaces

Vendredi 22 avril 2016 NAMUR : Maison de la Poésie - Lecture de textes

Samedi 11 juin 2017 PARIS : 34ème Marché de la Poésie, place Saint-Sulpice - Stand  Espace Livres et Création / Librairie Wallonie-Bruxelles en matinée Dédicaces et en soirée lecture de textes à la Librairie "L'autre Livre".

Photographies © Jean-Marie Feyaerts

Mercredi 18 mars 2015 LIÈGE : Blues-sphère-Lectures

Photographie ©Jean-Marie feyaerts

2017 ARGELES (France) avec le Centre culturel de Fontaine-l'Evêque : Dédicaces et Lectures de textes

Pascal Feyaerts en dédicace. Photographie ©Jean-Marie Feyaerts

Depuis cette année, Pascal vient d'être admis à l'Association des Écrivains belges de Langue française (AEB). Pour terminer, nous ajouterons à son actif sa collaborations aux revues   "Traversées, Les Élytres du Hanneton, Bleu d'Encre,Le Journal des poètes".

Bio-bibliographie

Entretiens avec l'auteur

http://pascalfeyaerts.blogspot.com/

Catalogue...

Exposition "Printemps des Artistes : 19-20 mai 2012 : Ecole A. Bienfait

. - Fontaine-l’Évêque : [S.n.], 2012

. - 1 plaquette

Mairiaux, Michel

Gens de plume fontainois et auteurs littéraires 

ayant approché l'entité dans leur œuvre

. - Fontaine-l'Evêque : Centre culturel, 2011

. - 34 p. : ill.

. - Pascal Feyaerts : p.16 : ill. 

Namur, Yves

La nouvelle poésie française de Belgique, 

une lecture de poètes nés après mai 68 

. - Châtelineau : Éditions Le Taillis Pré, 2009

. - 596 p.

Viesvil, Jacques

Poétiquement vôtre [Enregistrement sonore] : la poésie 

comme elle s'écrit, comme elle s'écrit / invité Pascal Feyaerts

. - Jumet : Radio J 600, 2001

. - 1 cassette (120')

. - Émission du 22/012/2001

Textes dans revues

La Pensée wallonne

Il devint un grain de sable, 

in

« La Pensée wallonne »,

Année, n° 152, 4/1999, p. 25

Le Spantole

Carnaval, 

in 

« Le Spantole »,

39e année, n° 301, 4/1995, p. 177.

Hôpital, 

in

« Le Spantole »,

40e année, n° 304, 3/1995, p. 106-107.

Il disait, 

in

« Le Spantole »,

41e année, n° 309, 4/1997, p. 185.

[Leurs mains…], 

in

« Le Spantole »,

42e année, n° 312, 3/1998, p. 146.


[Tout…] . [Aujourd’hui…], 

in

« Le Spantole »,

43e année, n°315, 2/1999, p. 91.


Tu crois . J’ai appris . Le vent, 

in« Le Spantole »,

44e année, n° 320, 2/2000, p. 85


Monographies


Claustrophobie ou les chemins de Pandémonium

. -  Bonnine :  Éditions de l'Acanthe,2000

. - 43 p.

Nouvelles en quêtes d'(h)auteur [Nouvelles] / préface d’Eric Dejaeger ; 

illustrations de Nicole Coorens

. - Barry (Belgique) : Éditions Chloé des Lys, 2012

. - 85 p. : ill. 

L’amour en lettre Capitale [Poésie] / préface de Louis Mathoux ; illustrations Véronique Laurent et Fred Van Campenhout

. - Mont-Saint-Guibert : Éditions Le Coudrier, 2012 

. - 

D’Ils et d’Ailes [Poésie] / préface d’Éric Allard ; illustrations de Derry Turla

. - Mont-Saint-Guibert : Éditions Le Coudrier, 2014

. - 52 p. : ill.

Le Miroir aux Allumettes [Poésie] / préface d’Anne-Marie Derèse  ; illustrations de Frédérique Longrée

. - Mont-Saint-Guibert : Éditions Le Coudrier, 2016

 . - 60 p. : ill. 

Quintessenciel [Poésie]  /

. - Mont-Saint-Guibert  : Éditions Le Coudrier, 2018

. -

Anthologie

Résonances

. - Liège : Éditions Memor, 2006

La nouvelle poésie française de Belgique, une lecture de poètes nés après mai 68 

. - Châtelineau : Éditions Le Taillis Pré, 2009

. - 596 p.

Spectacle Musico-poétique

Sur un nuage [Musique  / musique Marielle Vancamp

2010









































  Jules Vigneron,  auteur wallon... C'est le lundi 3 octobre 1881 dans une habitation sise au pied de la rue de la Coupe que  le peti...